Au tout début de la pratique de
l'aïkido, chaque débutant
reçoit les premières explications
concernant le fonctionnement du dojo et
le comportement à respecter dans
celui-ci. En particulier, il est informé
de comment porter le karategi, comment entrer
et sortir du dojo ou du tatami, et comment
saluer ses partenaires avant chaque exercice.
L'aïkido se compose de techniques
aux armes et à mains nues utilisant
la force de l'adversaire, ou plutôt
son agressivité et sa volonté
de nuire. Ces techniques visent non pas
à vaincre l'adversaire, mais à
réduire sa tentative d'agression
à néant. L'aïkido peut
être considéré comme
la concrétisation du concept de
légitime défense :
une réaction proportionnée
et immédiate à une agression.
En fait, dans l'esprit de l'aïkido,
il n'y a pas de combat, puisque celui-ci
se termine au moment même où
il commence.
L'aïkido est pratiqué par
des femmes et des hommes de toutes tailles
et âges. Le but de la pratique est
de s'améliorer, de progresser (techniquement,
physiquement et mentalement) dans la bonne
humeur. Particulièrement complexe,
son utilisation en combat réel
nécessite un haut niveau de pratique.
Malgré tout, l'aïkido permet
de se préparer autant physiquement
(souplesse, rapidité, musculature),
que mentalement (rester calme en toutes circonstances)
et techniquement (respecter la distance
de sécurité, trouver l'ouverture,
se placer, gérer plusieurs attaques
simultanées) à l'éventualité
d'attaques de toutes sortes (pas seulement
martiales).
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Pour l'exercice on porte un keigogi (ou
kimono aïkido). Ces vêtements, veste et
pantalon, peuvent être indifféremment
ceux du judo, du karaté ou du
kendo à condition qu'ils soient
blancs et en coton. De préférence,
choisir une veste sans couture longitudinale
au milieu du dos. La veste est fermée
à la taille par une ceinture (blanche
pour les débutants, noire à
partir du 1er dan), le revers gauche venant
couvrir le droit. Le keigogi peut être
porté sans sous-vêtement;
les femmes portent toutefois un maillot
de corps et peuvent ajouter un lacet
de manière à éviter
que la veste ne s'ouvre sur la poitrine.
Le hakama, sorte de jupe-culotte indigo
ou noire à 7 plis, est porté
après quelques années de
pratique. Il n'est pas une marque de grade
mais simplement un vêtement traditionnel
porté par les pratiquants des disciplines
relevant de la tradition chevaleresque
japonaise.